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Le jour d’après…

Dernière mise à jour : 22 janv.

Ou la chronique de la mort avancée d’un système en fin de vie


Dans cet article je ne parlerai que de la France, la réalité économique et sociale pouvant être tout à fait différente dans les autres pays du monde et je ne la connais pas.

Je ne suis ni sociologue, ni économiste, ni rien du même genre, mais un citoyen, un salarié, un homme de la classe moyenne comme beaucoup d’autres avec ses certitudes et ses doutes.

Je vous propose dans cet article de partager avec vous mon analyse, mes idées sur les crises que nous venons de vivre et leurs conséquences sur le monde de demain.

Ceci étant dit, revenons un peu en arrière…

ENCORE UNE : Des crises successives qui touchent de plus en plus de personnes

Le pays et son économie ont ces derniers mois été malmenés par une série de crises successives: les gilets jaunes, les grèves des transports publics liées à la réforme des retraites et pour finir le Covid….

Vous noterez que chacune de ces crises a été accompagnée, chaque jour dans les médias, par son décompte (le nombre de samedi de manifestations, le nombre de magasins /bâtiments saccagés, le nombre d’arrestations, le nombre de jours de grève, le nombre de ligne de transport public à l’arrêt, le nombre de jours de confinement et beaucoup plus douloureusement le nombre de morts). Tous ces chiffres répétés jours après jours par tous les médias ont fait rentrer chacune de ces crises dans une sorte de normalité, les banalisant un peu plus chaque jour.

Il y a une sorte de résilience de l’opinion publique, face aux évènements : Qui d’entre vous ne s’est pas dit « Encore la même chose ! » une semaine après le début de chacune de ces crises et le battage médiatique quotidien qu’elles ont généré.

De plus, chaque nouvelle crise a fait oublier la précédente ! Est ce à dire que nous n’avons pas de mémoire… Aucun média, aucun politique n’a cherché à en faire l’analyse, trop heureux sans doute de passer à autre chose et d’enterrer un dossier difficile !

L’analogie vous paraitra peut être trop facile, mais sans vouloir faire de lien entre ces différents « évènements » car il n’y en a pas, je noterai qu’il y a une montée en puissance progressive dans le nombre de personnes impactées, touchant crise après crise de plus en plus de classes sociales et générant une prise de conscience collective de plus en plus importante. Qui ne se sent pas concerné aujourd’hui ? Mais une prise de conscience de quoi, me direz vous.

Une prise de conscience des conséquences de la mondialisation et de ses risques, une prise de conscience « écologique » et la volonté d’une vie plus saine, une prise de conscience qu’il faudrait faire autrement en mettant l’individu, la vie au cœur du système, une prise de conscience de la mort annoncée d’un système à bout de souffle qui n’a pas réussi à trouver des solutions et qui cherche par tous les moyens à survivre….

Oui c’est bien de cela dont il s’agit, même si ça vous parait surement un peu fort. Des voix s’élèvent pour dire que le monde d’après ne ressemblera pas forcément à celui que nous avons connu avant. Mais de quoi parle-t-on ? Qu’en sera t il vraiment ?

Entre ce que l’on nous cache et ce que l’on veut bien nous dire, entre ce que l’on sait et ce que l’on ne sait pas, entre l’intérêt collectif et particulier, entre le monde du capital et celui des salariés, il y a des intérêts divergents et une large place à toutes les interprétations, à toutes les solutions et de nombreuses sources d’erreurs.

Il paraît aujourd’hui évident, que malgré cette série de crises, à peine seront nous sortis de la dernière que tout repartira de plus belle, comme d’habitude, comme avant… Il faudra rattraper le retard, la perte de chiffre d’affaire, etc. mais cette fois je pense qu’il va rester des séquelles dans la mémoire collective qu’il va être difficile d’effacer.

N’avez vous jamais entendus nos anciens dire qu’il nous faudrait une bonne guerre pour remettre notre société en place ? Si l’on y pense, est ce que n’est pas ce que l’on vient de vivre ? Quels enseignements va–t-on en tirer ?

Vers la fin d’une économie de le la mondialisation ?

D’une façon simpliste, notre économie repose sur quelques grands principes qui ont été remis en cause depuis quelques années et qui ont été battus en brèche par la dernière crise.

Ce qui guide les décisions est de pouvoir vendre plus au plus grand nombre et de générer des profits toujours plus importants. Pour y arriver il fallait diminuer le coût de production et ainsi pouvoir offrir au client le prix le plus attractif.

Une première conséquence a été la délocalisation de l’outil de production des pays dits riches vers les pays pauvres pour diminuer le coût de production, les salaires beaucoup moins élevés, les conditions financières attractives (taxes, prix de l’immobilier, etc) permettant de produire à moindre coût. Mais ces délocalisations pouvaient aussi avoir pour objectif de ne pas avoir à faire face à des règles environnementales de plus en plus strictes dans les pays d’origine de ces entreprises.

Cette réalité économique a généré des flux de transport terrestres, aériens, maritimes importants au niveau mondial entre les sites de production des matières premières, ceux de fabrication et les zones de consommation. Les conséquences environnementales en terme de pollution localement et au niveau mondial sont importantes. En cas de crise sanitaire comme celle que nous connaissons ces flux internationaux sont à l’origine d’une propagation mondiale des maladies rapide et impossible à contrôler.

Si la relocalisation, où le retour de l’outil de production dans sa zone géographique d’origine est un phénomène qui a du sens pour certains industriels qui mettent en avant la qualification et le savoir faire des personnels, ce phénomène n’est que très limité.

Mon propos n’est pas de remettre en cause la délocalisation, mais de considérer que c’est un des points de vigilance auquel il faudra être attentif et tenter d’apporter une solution. Pas facile !

La montée en puissance de ce que j’appelle la conscience écologique a été un des points forts de la dernière crise. Je prendrais comme exemple le monde agricole et sa grande force d’adaptation aux conditions auxquelles nous avons du faire face. Des questions se posent : Doit on, par exemple, pouvoir manger des fraises à toute époque de l’année ?

Ne peut /doit on pas revenir à une consommation plus éco-responsable des fruits et légumes de saison et privilégier la production locale. Les initiatives des producteurs pour écouler leur production sur le marché local en se servant des outils digitaux à leur disposition est l’exemple type de la transformation en marche.

Pour rester sur les fraises, pourquoi acheter des fraises espagnoles dont chacun sait que leur méthode de production intensive est la cause d’un désastre écologique dans leur zone de production (incidences sur la nappe phréatique et les écosystèmes), que leur qualité alimentaire peut être discutable au vue des engrais et autres produits chimiques employés pour les faire pousser en un temps record, sans parler des OGM et autre traitements et que leur transport à travers toute l’Europe est la source d’une pollution non négligeable. Si encore nous ne produisions pas de fraises, on pourrait comprendre, mais tel n’est pas le cas…

Comme pour tout, il faut savoir raison garder, et trouver un équilibre entre la production locale et les importations. La vente de produits localement, en dehors des réseaux de grande distribution classique, assurant aux producteurs une juste rémunération et aux clients des produits frais de qualité devrait exploser : les uns comme les autres y trouvant leur intérêt. Et en plus c’est bon pour l’homme et la planète !

Cette dernière crise va-t-elle détruire la pyramide sociale existante ?

Il y a un coté social, sociétal à ces crises, un malaise grandissant lié aux écarts de niveau de vie entre les plus pauvres, toujours plus pauvres et les plus riches toujours plus riches, entre les petites et les grandes entreprises, entre les salariés, les fonctionnaires et les professionnels libéraux.

Il n’est pas question de monter les un contre les autres, ni d’aucune considération d’ordre politique.

Tout cela était sans risque pour le système, jusqu’à maintenant grâce à l’énorme classe moyenne servant de vase d’expansion ou de zone tampon capable d’absorber, financer et oublier toute crise en un temps record. Mais cette fois c’est bien différent car la récurrence de ces crises qui se succèdent sans discontinuer ou presque depuis bientôt 7 mois a fini par mettre en émoi, pour ne pas dire en ébullition, cette masse jusqu’ici si passive. La base gronde, des voix s’élèvent, de toute part, de plus en plus nombreuses pour demander la transformation de notre société.

Il y a dans notre société ce que j’appellerai les marqueurs du pouvoir, que l’on pourrait comparer aux signes extérieurs de richesses… les signes qui distinguent le cadre supérieur du reste des salariés de l’entreprise et qui l’amène dans un souci de conservation à bloquer toute évolution jusqu’au moment où … cela n’est plus possible.

Une fois encore je vais revenir en arrière… A l’époque des débuts de l’informatique et du téléphone portable !

En des temps pas si lointains (il y a environ 25 ans), pour ceux qui les ont connus, les ordinateurs portables étaient si gros qu’ils devaient être transporté dans de petites valises et les téléphones que l’on qualifiait alors de « portables » étaient si lourds et encombrants qu’il fallait une poignée pour les transporter (du type « Radiocom 2000 » pour ceux qui s’en souviennent). Ces équipements à la pointe de la technologie de l’époque étaient réservés à des élites.

Puis est venu l’aire d’Internet, au début, après moult négociations avec la direction, un poste informatique connecté au World Wide Web était installé pour l’ensemble des salariés d’un plateau de bureau. Il n’était pas question que chaque employé puisse y accéder depuis son poste de travail, cela aurait fait baisser la productivité ! Seuls quelques grands chefs y avaient accès directement depuis leur bureau, pour le travail…

Tout cela c’est démocratisé peu à peu …

Puis vint l’ère du téléphone portable, plus ou moins semblable à ceux que nous connaissons aujourd’hui, sans leur puissance de calcul, leur connexion à Internet, etc. Un outil de travail réservé aux cadres méritants !

Si aujourd’hui, dans les bureaux, tout salarié ou presque disposent d’un ordinateur connecté à Internet et d’un téléphone portable, la différence avec le cadre de l’entreprise se fait sur la marque, la taille, le niveau technique de l’équipement et sur le forfait qui lui est associé.

Mais si la dernière crise a obligé, dans le meilleur des cas, les entreprises à équiper d’un ordinateur portable et d’un téléphone mobile les salariés de bureaux qui n’en étaient pas encore doté, il reste un grand écart avec bon nombre de salariés du monde de la production au sens large.

Comme par le passé, avec les ordinateurs ou les téléphones portables, avant cette dernière crise le télétravail dans les entreprises était encadré en terme de jours par mois et pour un nombre limité de salariés, les dirigeants craignant une fois encore des pertes de productivité.

Tout a changé… Un changement en marche forcée

Contraints par la situation, de nouvelles habitudes de travail ont été mises en place de manière massive et sur une longue durée.

Comment pourra-t-on revenir en arrière après la crise? Toute une catégorie de salariés de la classe moyenne a pu goûter et apprécier le télétravail et souhaite que cela devienne un avantage acquis dans le monde de l’entreprise de demain. Le type de management va devoir s’adapter aux nouvelles règles celles de « l’entreprise libérée ».

Un nouveau Monde ou le clone du passé. De l’impact de la crise sur les mentalités, la transformation de l’entreprise et la politique de la ville

Tous les grands prédicateurs ont donné leur avis sur les conséquences de la pandémie qui fait rage dans le monde. Sur le web les webinars sur le sujet fleurissent…

Je vais vous parler de la façon dont je vois la société, la ville de demain et des conséquences de ces crises sur l’immobilier, qui est le domaine dans lequel je travaille. Depuis plus de 30 ans

Pour les entreprises, il va falloir repenser les sièges sociaux, leur fonction, leur organisation, leurs aménagements… Et cela bien au delà des adaptations liées aux conditions sanitaires du moment.

Si l’on part du postulat que le télétravail est un élément sur lequel on ne pourra pas revenir, même si des règles de fonctionnement seront établies par chaque entreprise, il va falloir redéfinir le besoin en terme de surface pour les locaux de bureaux et réduire la dimension des sièges sociaux.

Il paraît évident que le recours au flex office va devenir la règle et que le besoin en salles de réunion et outils de visio-conférence, entre autre, va exploser.

Au final cela devrait pouvoir faire diminuer le coût des bureaux pour les sociétés qui opteront pour une solution de ce type.

Pour l’entreprise il y a en effet un gain financier lié à la réduction de surface de bureaux et donc de loyer, de charges, de consommations (chauffage, climatisation, éclairage, eau, ….), de taxes, de frais d’entretien de nettoyage, d’investissements en mobilier et aménagements, etc. mais aussi en terme de transport quand elle participe aux frais de transport de ses salariés, en terme de restauration quand elle participe aux frais de cantine.

Il va falloir arriver à ne plus calculer les coûts immobiliers au m2 comme cela est trop souvent le cas aujourd’hui, mais au poste de travail qui est la vraie valeur de référence

Certaines entreprises envisagent déjà de financer les espaces de télétravail à partir des économies réalisées sur les espaces de bureaux abandonnés.

Ne serait il pas en effet normal de penser que les entreprise pourraient financer un poste de travail dans un espace de co-working par exemple à proximité du domicile du salarié qui en fait la demande.

Ces locaux sont plus chers que les bureaux traditionnels mais tout est compris dans le prix fixé par poste de travail et en fonction de l’endroit où habite le salarié il y a de grandes chances qu’au final cela génère un gain financier pour l’entreprise.

D’un autre côté, si pendant la crise, les salariés en télétravail forcé n’ont pas eu d’autre choix que de télé-travailler depuis leur domicile, les enquêtes montrent que plus ou moins 50% d’entre eux souhaiteraient s’ils le pouvaient sortir de chez eux pour travailler. Il convient de modérer légèrement ce chiffre qui prend en compte les circonstances particulières du moment – En effet, il a pu être difficile pour certains salariés de se concentrer sur leur travail quand les enfants étaient à la maison et qu’il fallait les occuper, leur faire l’école, etc. mais en temps normal ces derniers sont à l’école et donc absents du domicile de la famille pendant la journée.

Une première conséquence pour le monde de l’immobilier sera pour les promoteurs et architectes de trouver des solutions pour intégrer un/des espaces de travail dans les foyers.

La crise sont impact sur les transports publics

Pour les grandes métropoles, il est habituel pour les salariés de compter 2 heures de transport quotidien, et souvent plus, pour se rendre au bureau depuis leur domicile et retour.

En télétravail, ces 2 heures sont gagnées pour le salarié sans incidence pour l’entreprise.

Les salariés veulent pouvoir bénéficier de ce gain de temps quotidien, qui est la source d’une amélioration de leur conditions de vie quotidienne sans précédent ou presque et comparable à la mise en place des congés payés en 1936 : Une révolution dans le monde du travail. Un petit calcul rapide montre que ces 2 heures gagnées chaque jour représentent sur l’année plus de 14 semaines « de travail », dans les transports !

Il est bien évident que le télétravail ne saura être de 100% du temps de travail, du moins au début, avant que les mentalités ne changent définitivement et que la digitalisation du monde de l’entreprise soit plus avancée. Le salarié se rendra de temps en temps dans les bureaux de l’entreprise pour des réunions physiques, etc.

Les conditions de transport entre domicile et lieu de travail sont un des points noirs, source de stress et autres maux, pour bon nombre de salariés des grandes métropoles. Télé-travailler, est pour eux le seul moyen d’éviter les transports en commun bondés aux heures de pointe.

Cependant ils sont demandeurs et prêts à aller travailler dans des locaux à proximité de leur domicile, où ils pourraient se rendre à pied ou en vélo par exemple.

La conséquence pour la ville sera de mettre en place des espaces adaptés à ces modes de déplacement.

En région parisienne, sur un des axes les plus empruntés, entre la porte Maillot et le quartier d’affaires de la Défense, un des plus importants d’Europe, où chaque jour on peut compter le passage de plus de 100 000 véhicules automobiles, une piste cyclable vient d’être mise en place. Même si cette dernière n’est pas parfaite et fait polémique, elle est la preuve de la prise de conscience par les municipalités, mêmes sur des axes réputés difficiles, qu’il va falloir trouver des solutions et rapidement …

Une autre conséquence de la mise en place de ces pistes cyclables sur l’espace auparavant destiné à l’automobile est de limiter de fait le trafic de ces dernières et donc de diminuer la pollution et d’améliorer les conditions de vie des habitants.

Nous pouvons même rêver que cette transformation des modes de circulation s’accompagne d’une politique de mise en place d’espaces verts. Une ville plus verte, moins polluée, moins bruyante nous avons tous à y gagner !

Si les salariés veulent travailler dans des locaux proches de leurs domiciles il va falloir revoir un certain nombre de choses.

L’impact sur la ville et le monde de l’immobilier

Je pense bien évidemment que du point de vue des projets immobiliers certaines évolutions sont nécessaires.

Une première idée pourrait être de créer au RdC de chaque nouveau projet de logements un espace commun « Le Loby » dédié entre autre au télétravail. Un espace modulable, convivial géré par les copropriétaires ou la société de gestion en charge de l’immeuble qui serait équipé de postes de travail et d’un espace de visio-conférence. Cet espace financé par les utilisateurs ou leurs employeurs serait un vrai lieu de vie au niveau du quartier. Pourquoi ne pas imaginer cet espace modulable transformable le soir venu en salle de classe où des étudiants pourraient donner des cours aux élèves du quartier ou en salle pour les activités des associations, … et le week end un espace qui pourrait aussi être réservé pour un anniversaire, une réunion de quartier, les possibilités sont sans fin et les outils digitaux devront permettre de gérer les réservations, les paiements, etc..

Ces espaces, intégrés au cœur de la ville et de ses habitants, bien au delà d’être seulement des lieux de vie, d’échange et d’animation seront la source qui va redynamiser ces villes dortoir de la première ou deuxième couronne des grandes métropole en créant des emplois locaux et en pérennisant l’installation de commerces de proximité.

La réflexion peut être poussée plus loin avec la création d’immeubles intergénérationnels intégrant entre autre les concepts du co-living et bien d’autres tels que je les avaient décrits dans un article précédent.

Comme vous le voyez il ne s’agit pas ici de créer des paquebots du co-working au cœur des grandes métropoles, ne solutionnant en rien les problèmes de transports mais d’éclater ces espaces au plus proches des salariés en mettant à leur disposition des postes de travail dans de petites structures qui seront à même de redynamiser la politique de la ville.

En ce qui concerne l’immobilier d’entreprise, le maitre mot serait FEXIBILITE

Cela passe une révolution des espaces et des modes de travail intégrant une ouverture sur le monde extérieur.

Je prendrais l’exemple d’un immeuble de bureaux, que j’ai visité récemment dans le nouveau quartier d’affaires de Bratislava en Slovaquie. Cet immeuble multi utilisateurs prends non seulement en compte les dernières technologies, mais il est économe en énergie, possède des espaces de travail agréables au design contemporains, des services aux utilisateurs à la pointe de ce que l’on peut faire mais il intègre aussi des principes de flexibilité en proposant sur ces premiers niveaux des espaces de co-working ouverts aux utilisateurs extérieurs comme aux entreprises résidentes. Il permet ainsi à ces dernières sur des durées plus ou moins longues de réserver des espaces pour des groupes de travail, pour des équipes dédiées au lancement de nouveaux projets, pour des réunions ou pour accueillir ponctuellement plus de salariés, etc.

C’est un modèle qui mérite qu’on l’étudie de plus prêt et qui à mon avis correspond aux futurs besoins des entreprises.

La digitalisation du monde de l’entreprise, en marche forcée

Pour l’entreprise il n’y a pas de choix, il va falloir y passer ! Cela passe par un travail d’analyse des fonctions de l’entreprise, des postes de travail et des process et méthodes en place.

Des avancées techniques et leur validation règlementaires (parfois toujours à l’étude) vont révolutionner le monde de l’entreprise : digitalisation des factures, signature électronique, block chain, A.I., etc…

Il est possible par exemple aujourd’hui pour le comptable de l’entreprise de travailler d’où il veut, pour l’assistante de service d’en faire de même alors que ces salariés de l’entreprise étaient de ceux que l’on ne voyait pas pouvoir quitter leur bureau il y a peu de temps encore !

Il sera bien entendu nécessaire de mettre en place des protocoles liés à la protection des données et à leur confidentialité par exemple.

D’un autre côté certains services sont appelés à disparaître, je pense entre autre au service courrier quand l’ensemble des documents seront digitaux. Il faudra donc prévoir le reclassement des salariés concernés

La crise et ses conséquences aura un impact RH important.

Je vous remercie si vous avez été au bout de la lecture de cet article et je suis à votre disposition pour en discuter avec ceux qui le souhaite.

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