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Décarbonation immobilier tertiaire : 4 scénarios européens pour 2040

Décarbonation immobilier tertiaire : 4 scénarios européens pour 2040

Photo du rédacteur: ARKIMMO INTERNATIONAL
ARKIMMO INTERNATIONAL
il y a 11 minutes
13 min de lecture

40 % de l'énergie consommée en Europe. 36 % des émissions de CO₂. Et pourtant, la majorité des propriétaires tertiaires que je rencontre n'ont toujours pas de feuille de route claire pour 2030. Ce n'est plus de l'inaction. C'est du suicide stratégique à petit feu.


Une étude menée sur plusieurs années avec des dizaines d'experts européens vient de cartographier quatre scénarios pour le secteur de la construction à l'horizon 2040. Ce qu'elle révèle devrait intéresser tout Asset Manager ou Directeur Immobilier qui gère un parc tertiaire aujourd'hui — pas dans cinq ans, aujourd'hui.





Une double crise qui atterrit dans vos bilans, pas dans un rapport RSE


La crise du logement et la crise climatique ne sont pas deux sujets distincts dans un agenda développement durable. Elles convergent sur la valeur des actifs tertiaires, maintenant.


Les chiffres sont connus mais rarement mis bout à bout : selon des données agrégées de la Commission européenne, les prix de l'immobilier ont progressé de 60 % en Europe sur quinze ans, les loyers de 30 %, tandis que le nombre de permis de construire a chuté de 20 % et que les coûts de construction ont bondi de 56 % sur la même période. Ce n'est pas un cycle. C'est un changement de régime.


L'offre de logements neufs dans l'UE ne couvre que 50 % de la demande réelle. La Banque européenne d'investissement chiffre le déficit à 2,25 millions d'unités supplémentaires par an. En Allemagne, 206 600 logements ont été achevés en 2025, soit le niveau le plus bas depuis 2012. Quand le pays le plus industrialisé d'Europe ne construit plus, ce n'est pas une question de volonté politique. C'est le signal que le modèle économique de la construction neuve est cassé. Le parc existant devient mécaniquement l'enjeu central.


Pour un Asset Manager, la conséquence est directe : les bâtiments existants sont au cœur des deux crises simultanément. Ils coûtent cher à louer ET cher à exploiter. C'est une double exposition au risque que les bilans vont très vite rendre visible.


La France illustre la tension. Le plan de relance logement d'avril 2026 propose de remettre sur le marché locatif les passoires thermiques les plus énergivores, à condition que les propriétaires s'engagent à rénover dans trois à cinq ans. Ce n'est pas une opportunité. C'est une bombe à retardement pour ceux qui n'ont pas de plan.


"J'ai vu ça dix fois dans ma carrière : d'abord tout le monde dit que c'est conjoncturel, ensuite on découvre que c'est structurel et que ça va coûter trois fois plus cher à corriger. Sur le sujet du logement et de la décarbonation, on est exactement à cette charnière. Et les bilans vont très vite devenir désagréables pour ceux qui ont attendu."

Un bâtiment tertiaire classé E ou F aujourd'hui n'est pas seulement un problème réglementaire. C'est un actif dont la valeur vénale est en train de se déprécier en temps réel.

Face à cette double crise, une équipe de chercheurs européens a eu l'intelligence de ne pas proposer une solution unique, mais quatre scénarios. Ce pluralisme est en soi une information utile pour calibrer votre stratégie.




Décarbonation immobilier tertiaire : quatre scénarios pour 2040, déjà présents sur les grands projets


Les quatre scénarios identifiés par l'étude ne sont pas des hypothèses abstraites. Ils coexistent déjà sur les opérations complexes. La question n'est pas lequel va "gagner" : c'est lequel va s'imposer sur votre parc, et à quelle vitesse.


Scénario 1 : les géants industriels. Construction hors site, données, standardisation. Les grandes entreprises tech et BTP s'imposent via la préfabrication industrielle. Implication concrète : perte de contrôle sur la personnalisation des actifs, mais gains massifs sur les délais et les coûts. L'Espagne l'expérimente déjà via les fonds du plan de relance européen NextGenerationEU, mobilisés dans le cadre du Plan de Recuperación, Transformación y Resiliencia pour des programmes de construction industrialisée et modulaire.


Scénario 2 : l'économie circulaire. Les bâtiments deviennent des "banques de matériaux documentées". La traçabilité des matériaux devient un actif financier. Ceux qui n'ont pas de passeport matériaux aujourd'hui vont devoir le reconstituer à grands frais demain.


Scénario 3 : l'intervention publique. L'État reprend la main quand le marché échoue. Contraintes réglementaires renforcées sur les propriétaires privés, obligations de rénovation assorties de délais non négociables. La France d'avril 2026 est déjà dans ce scénario.


Scénario 4 : la révolution énergie verte. Les bâtiments deviennent des ressources actives dans des réseaux intelligents bidirectionnels. Investissements en infrastructure numérique et technique devenus incontournables pour rester dans la course à la valeur verte. La taxonomie verte européenne et ses critères d'éligibilité pour l'immobilier pousse directement vers ce quatrième scénario.


La réalité de 2040 sera un mix de ces quatre scénarios selon les pays, les typologies d'actifs et les marchés locaux. Ce qui compte, c'est d'identifier lequel pèse le plus sur votre portefeuille spécifique.


"Sur le projet du siège SUEZ, on vivait déjà les quatre scénarios en même temps : industrialisation du gros œuvre, traçabilité des matériaux, pression réglementaire et bâtiment énergétique actif. C'était il y a plus de dix ans. Aujourd'hui, ce qui était réservé aux très gros projets arrive à marche forcée sur les parcs de taille moyenne. Et la plupart des propriétaires ne sont pas prêts."

La question n'est pas "dans quel scénario sommes-nous ?" C'est "dans lequel de ces quatre scénarios mes actifs sont-ils les plus exposés ?"

Quelle que soit la combinaison de scénarios qui se matérialisera, l'étude identifie trois priorités qui traversent tous les futurs possibles. C'est là que ça devient opérationnel.




Rénovation profonde, numérique, compétences : trois priorités qui ne souffrent pas d'attendre


Ces trois priorités correspondent à trois décisions concrètes que tout gestionnaire de parc tertiaire doit prendre dans les 24 prochains mois.



Priorité 1 : la rénovation profonde du parc existant


"Profonde" ne signifie pas un ravalement ou un changement de chaudière. Ça signifie une intervention simultanée sur l'enveloppe, les systèmes et les usages. Trois chantiers en un, avec une coordination qui ne s'improvise pas.


Le décret tertiaire et ses obligations de réduction des consommations impose -40 % d'ici 2030, -50 % en 2040 et -60 % en 2050, par rapport à une année de référence comprise entre 2010 et 2019, pour les bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m². L'horloge tourne depuis 2019. Ceux qui n'ont pas commencé ont déjà perdu de la marge de manœuvre.


Les études de l'ADEME et du CSTB situent les coûts d'une rénovation énergétique profonde de bâtiments tertiaires dans une fourchette de l'ordre de 500 à 1 200 €/m², selon l'état initial, la complexité technique et le niveau de performance visé. C'est un investissement significatif. C'est aussi un investissement dont l'absence se paie en décote de valeur.



Priorité 2 : l'infrastructure numérique de suivi des performances


Un bâtiment dont on ne mesure pas la consommation réelle ne peut pas être optimisé, ni valorisé correctement. C'est aussi simple que ça.


Le décret BACS rend obligatoire, à partir du 1er janvier 2025, l'installation de systèmes d'automatisation et de contrôle pour les bâtiments tertiaires dont les systèmes de chauffage, climatisation ou ventilation ont une puissance nominale supérieure à 290 kW. Beaucoup de propriétaires ne le savent pas encore, ou font semblant de ne pas le savoir.


La donnée énergétique devient un actif en soi. Elle conditionne le financement vert, la valeur verte, et bientôt la conformité réglementaire. Ne pas la produire, c'est se priver d'un levier de négociation.



Priorité 3 : nouvelles compétences et construction industrialisée


La pénurie de main-d'œuvre qualifiée dans le BTP est structurelle. Les indices de coûts de la construction de l'INSEE et les analyses de la FFB montrent une hausse à deux chiffres des coûts de main-d'œuvre sur les cinq dernières années, de l'ordre de +10 à +15 % selon les segments. Ce n'est pas une tension de marché. C'est une transformation durable.


La construction hors site réduit les délais et les aléas de chantier, mais exige une conception différente dès l'amont. On ne peut pas décider de préfabriquer en phase d'exécution. Et le cycle de vie du bâtiment doit être intégré dès la phase de programmation : ce qui coûte peu à construire peut coûter très cher à exploiter pendant 30 ans.


"Il y a encore des propriétaires qui me demandent de leur faire un audit alors qu'ils n'ont que des relevés manuels mensuels. Impossible de construire une stratégie sérieuse sur cette base. Vous connaissez votre consommation passée. Vous n'avez aucune idée de ce qui se passe en temps réel. Et en 2026, ça ne sera plus acceptable, ni pour les banques, ni pour les locataires, ni pour les régulateurs."

Le décret BACS est en vigueur depuis janvier 2025. Si votre bâtiment tertiaire dépasse 290 kW et n'est pas équipé, vous êtes déjà hors conformité.

Ces trois priorités sont claires sur le papier. Là où ça se complique systématiquement, c'est dans l'exécution. Et c'est précisément là que la plupart des organisations se retrouvent sans pilote.






Le vrai problème : tout le monde a un avis, personne n'a la responsabilité


Le déficit de pilotage indépendant est le premier facteur d'échec des projets de rénovation profonde. Avant le budget. Avant la technologie. Avant la réglementation.


Le World Economic Forum, dans son rapport "Reimagining Real Estate" de 2024, cite explicitement "une refonte totale des rôles de ceux qui construisent, possèdent et gèrent les logements". Ce n'est pas une recommandation académique. C'est le diagnostic d'une gouvernance cassée.


Sur un projet de rénovation profonde, il y a typiquement : un propriétaire, un asset manager, un property manager, un bureau d'études énergie, un architecte, une entreprise générale, un exploitant. Et souvent personne pour s'assurer que tout ça converge vers l'objectif du client. Chacun optimise son périmètre. Personne n'optimise le résultat global.


La fragmentation de la gouvernance, citée dans l'étude comme cause structurelle de la stagnation du secteur, n'est pas qu'un problème macro-européen. C'est le quotidien de chaque opération de rénovation tertiaire de taille moyenne. Le coût de cette fragmentation est documenté : délais allongés, surcoûts non anticipés, et surtout performances énergétiques réelles inférieures aux performances théoriques. On rénove, on dépense, et on n'atteint pas les objectifs. C'est le scénario le plus fréquent.


Le Buildings Performance Institute Europe (BPIE) documente des écarts de 20 à 40 % entre les consommations calculées en conception et les consommations mesurées en exploitation. Ce performance gap est rarement dû à un mauvais choix technique. Il est presque toujours dû à une absence de suivi en phase de mise en service et d'exploitation. Le bâtiment est livré, les clés sont remises, et personne ne vérifie que les systèmes fonctionnent comme prévu. Six mois plus tard, les consommations réelles sont 30 % au-dessus des prévisions. Et tout le monde se regarde.


Les surcoûts non anticipés sur les projets de rénovation tertiaire concernent majoritairement les lots techniques : CVC, électricité, plomberie. Rarement le gros œuvre. Ce n'est jamais le béton qui tue ces projets. C'est la plomberie.


La structuration de la gouvernance des projets immobiliers est précisément ce qui fait la différence entre une opération qui atteint ses objectifs et une qui les manque de 30 %.


"En 35 ans, j'ai vu des dizaines de projets de rénovation énergétique qui avaient tous les bons ingrédients sur le papier : un bon bureau d'études, un bon architecte, un bon entrepreneur. Et qui ont quand même raté leurs objectifs. La raison est presque toujours la même : il n'y avait personne dont le seul rôle était de défendre l'intérêt du client jusqu'au bout. Tout le monde défendait le sien."

La question à poser avant tout projet de rénovation : qui, dans votre organisation ou parmi vos prestataires, a le mandat explicite de défendre votre intérêt, et uniquement le vôtre, de la programmation à la réception ?

La bonne nouvelle, et il y en a une, c'est que les outils, les méthodes et les réglementations sont désormais suffisamment matures pour qu'une organisation bien pilotée transforme cette contrainte en avantage compétitif réel.




2040, c'est dans 14 ans. Les décisions qui comptent se prennent en 2026


Les actifs qui ne seront pas en trajectoire de conformité d'ici 2030 vont subir une décote de valeur verte. Ce n'est pas une projection. Les banques et les investisseurs institutionnels l'intègrent déjà dans leurs critères de financement et d'acquisition. Les études de marché au Royaume-Uni et aux Pays-Bas montrent l'émergence d'un "brown discount" : les actifs tertiaires les moins performants sur le plan énergétique subissent des décotes significatives par rapport aux actifs "green", selon localisation et secteur. Le marché a pris de l'avance sur la réglementation.


Le calendrier réglementaire français est précis et non négociable. Décret tertiaire : -40 % en 2030, -50 % en 2040, -60 % en 2050. BACS obligatoire depuis janvier 2025. Interdiction progressive de location des logements les plus énergivores, avec une extension probable au tertiaire. Pour aller plus loin sur la mise en conformité réglementaire, le guide pratique sur le workflow de conformité réglementaire bâtiment détaille les étapes opérationnelles.


Les travaux de rénovation profonde ont des délais de conception et d'exécution de 2 à 5 ans selon la complexité. Une décision prise en 2026 pour une livraison en 2029-2030, c'est déjà serré. Une décision prise en 2028, c'est trop tard pour être en conformité en 2030.


La question n'est plus "faut-il rénover ?" Elle est réglée. La vraie question est : dans quel ordre, avec quelle méthode, et avec quel niveau d'ambition ? Et cette question exige un audit préalable sérieux, pas une estimation au doigt mouillé. Un audit technique et énergétique complet représente de l'ordre de quelques dixièmes de pourcent du coût total d'une opération de rénovation. C'est l'investissement le moins cher pour éviter les mauvaises surprises, et le seul qui donne une base de décision fiable.


"J'ai vu des clients qui ont commencé à travailler sérieusement sur leur parc en 2022. Ils ont aujourd'hui trois ans d'avance et peuvent choisir leurs solutions. Ceux qui attendent 2027 vont subir les prix, les délais et les contraintes. Ce n'est pas une question de vertu. C'est une question de timing. Et le timing, en immobilier, ça se traduit toujours en euros."

Un audit technique et énergétique complet représente une faible part du coût d'une opération de rénovation. C'est l'investissement le moins cher pour éviter les mauvaises surprises, et le seul qui vous donne une base de décision fiable.



Conclusion


La transition net zéro du parc immobilier européen n'est pas une question de technologie. Les solutions existent. C'est une question de gouvernance, de calendrier et de priorités bien posées.


Les quatre scénarios de l'étude ont un point commun que les chercheurs n'ont pas explicitement formulé : dans chacun d'eux, les acteurs qui s'en sortent le mieux sont ceux qui ont commencé à mesurer, documenter et piloter leurs actifs avant que la contrainte ne devienne urgence. La différence entre une rénovation subie et une rénovation maîtrisée, c'est rarement une question de budget initial. C'est une question de préparation.


Et la préparation commence par savoir précisément où on en est.


"Dans tous les projets que j'ai accompagnés, les clients qui ont le mieux traversé les contraintes réglementaires et les crises de coûts avaient un point commun : ils savaient exactement dans quel état était leur parc avant que la pression arrive. Pas une estimation. Pas un ressenti. Des données. C'est ça, la vraie préparation."

Si vous gérez un parc tertiaire et que vous n'avez pas encore de feuille de route claire pour 2030, la première question à vous poser n'est pas "combien ça va coûter ?" C'est "est-ce que je sais vraiment où j'en suis ?" Parce que sans cette réponse, tous les budgets que vous allez voter sont des estimations. Et les estimations, en rénovation profonde, ont une fâcheuse tendance à se transformer en mauvaises surprises.






Questions fréquentes



Qu'est-ce que la décarbonation de l'immobilier tertiaire implique concrètement pour un propriétaire ?


La décarbonation de l'immobilier tertiaire impose de réduire les consommations énergétiques des bâtiments de plus de 1 000 m² de 40 % d'ici 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050, par rapport à une année de référence entre 2010 et 2019. Concrètement, cela signifie intervenir simultanément sur l'enveloppe du bâtiment, les systèmes techniques (chauffage, ventilation, climatisation) et les usages. Ce n'est pas un simple remplacement de chaudière. C'est une opération coordonnée qui prend de 2 à 5 ans et qui exige une préparation sérieuse en amont.



Pourquoi le décret BACS est-il souvent ignoré par les propriétaires tertiaires ?


Le décret BACS est entré en vigueur le 1er janvier 2025 pour les bâtiments tertiaires dont les systèmes de chauffage, climatisation ou ventilation dépassent 290 kW de puissance nominale, mais il reste peu connu. Beaucoup de propriétaires n'ont pas encore réalisé qu'ils sont déjà hors conformité. Or, l'absence de systèmes d'automatisation et de contrôle ne prive pas seulement d'une conformité réglementaire : elle prive aussi de la donnée énergétique en temps réel, qui conditionne désormais l'accès au financement vert et la valorisation des actifs.



Comment le "brown discount" affecte-t-il la valeur des actifs tertiaires non rénovés ?


Les actifs tertiaires les moins performants sur le plan énergétique subissent une décote croissante par rapport aux actifs "green", un phénomène documenté sous le terme "brown discount" sur les marchés britannique et néerlandais. Les banques et investisseurs institutionnels intègrent déjà ce risque dans leurs critères de financement et d'acquisition. Un bâtiment classé E ou F n'est plus seulement un problème réglementaire : c'est un actif dont la valeur vénale se déprécie en temps réel, indépendamment de toute sanction administrative.



Pourquoi les projets de rénovation énergétique ratent-ils leurs objectifs de performance ?


Le Buildings Performance Institute Europe (BPIE) documente des écarts de 20 à 40 % entre les consommations calculées en conception et les consommations réelles en exploitation. La cause principale n'est presque jamais un mauvais choix technique. C'est l'absence de pilotage indépendant en phase de mise en service et d'exploitation. Personne ne vérifie que les systèmes fonctionnent comme prévu une fois les clés remises. Les surcoûts non anticipés, eux, concernent majoritairement les lots techniques (CVC, électricité, plomberie), rarement le gros œuvre. Pour éviter ce scénario, préparer sa stratégie de décarbonation immobilière en amont reste la meilleure protection.



Faut-il attendre 2027 pour lancer un audit de son parc tertiaire ?


Non. Les délais incompressibles de conception et d'exécution d'une rénovation profonde sont de 2 à 5 ans selon la complexité. Une décision prise en 2026 pour une livraison en 2029-2030, c'est déjà serré pour être en conformité avec les objectifs 2030 du décret tertiaire. Attendre 2027, c'est subir les prix, les délais et les contraintes plutôt que les choisir. Un audit technique et énergétique représente une faible part du coût total d'une opération de rénovation. C'est l'investissement le moins cher du projet, et le seul qui donne une base de décision fiable.



Quel est le rôle d'un AMO dans un projet de décarbonation tertiaire ?


Un AMO (Assistant à Maîtrise d'Ouvrage) est le seul acteur dont le mandat explicite est de défendre l'intérêt du propriétaire, et uniquement le sien, de la programmation à la réception. Sur un projet de rénovation profonde, il y a typiquement sept à dix intervenants qui optimisent chacun leur périmètre. Sans pilote indépendant, personne n'optimise le résultat global. C'est cette fragmentation de la gouvernance que le WEF identifie comme cause structurelle de la stagnation du secteur dans son rapport "Reimagining Real Estate" de 2024.




ARKIMMO INTERNATIONAL - AMO et Conseil en immobilier

ARKIMMO INTERNATIONAL, est une société indépendante d'Assistance à Maîtrise d'Ouvrage (AMO) et de Conseil dédiée à l'immobilier d'entreprise :


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La valeur ajoutée d'ARKIMMO INTERNATIONAL réside dans son indépendance et son objectivité. L'entreprise se distingue par :


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