Décret Tertiaire : Impacts et Obligations pour l’Immobilier
- laurentserbanne6
- il y a 1 heure
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Optimiser la performance énergétique des bâtiments tertiaires en France devient un véritable défi lorsque chaque mètre carré compte. La conformité au Décret Tertiaire s’impose à tous les actifs de plus de 1 000 m², qu’il s’agisse de bureaux, commerces ou établissements publics. Ce cadre réglementaire exige une réduction progressive des consommations, avec des paliers ambitieux à l’horizon 2030, 2040 et 2050. Découvrez comment harmoniser stratégie immobilière et obligations légales pour transformer vos actifs en leviers de valeur durable.
Table des matières
Éléments clés
Point | Détails |
Objet du Décret Tertiaire | Implique une réduction progressive de la consommation énergétique des bâtiments tertiaires en France afin d’atteindre des objectifs ambitieux d’ici 2050. |
Bâtiments concernés | S’applique à tous les bâtiments de plus de 1 000 m² à usage tertiaire, tels que bureaux, commerces, et établissements de santé. |
Méthodes de conformité | Possibilité de démontrer la conformité soit par réduction relative de consommation, soit par un seuil absolu en kWh/m²/an. |
Responsabilités | Les propriétaires sont responsables de la conformité globale, tandis que les locataires doivent également contribuer à des économies d’énergie. |
Décret tertiaire : définition et bâtiments concernés
Le Décret Tertiaire est une réglementation française qui impose aux propriétaires et locataires de bâtiments tertiaires une réduction progressive de leur consommation énergétique. Ce texte, entré en application en 2017, vise à atteindre des objectifs de performance énergétique de plus en plus ambitieux d’ici 2050.
Cet objectif répond aux engagements de la France en matière de transition énergétique et de réduction des émissions de gaz à effet de serre, alignés avec la directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments.
Qui est concerné par le Décret Tertiaire ?
Le décret s’applique à tous les bâtiments ou ensembles de bâtiments à usage tertiaire en France ayant une surface de plancher supérieure ou égale à 1 000 m². Cette superficie s’apprécie au niveau de chaque bâtiment ou, si pertinent, de l’ensemble immobilier.
Sont concernés :
Bureaux et immeubles de bureaux
Commerces et centres commerciaux
Établissements d’enseignement (écoles, universités, centres de formation)
Hôtels et résidences hôtelières
Établissements de santé (hôpitaux, cliniques, cabinets médicaux)
Installations sportives et de loisirs (gymnases, piscines, salles de sport)
Musées, cinémas et lieux culturels
Mairies et bâtiments administratifs
Hôtels de ville et bâtiments publics
Entrepôts logistiques et installations de stockage
Exclusions et cas particuliers
Certains bâtiments échappent à cette obligation, même s’ils disposent d’une surface supérieure à 1 000 m². Parmi les principales exclusions :
Les constructions provisoires ou temporaires
Les lieux de culte
Les bâtiments dédiés à la défense ou à la sécurité publique
Les bâtiments classés au titre des monuments historiques (avec dérogations possibles)
Les installations industrielles (sauf si elles contiennent des bureaux tertiaires cumulés dépassant 1 000 m²)
Les bâtiments résidentiels purs
Les directeurs immobiliers gérant des portefeuilles mixtes doivent vérifier avec attention la surface cumulée des zones tertiaires : certaines activités industrielles avec bureaux intégrés entrent dans le champ d’application si ce seuil est dépassé.
Périmètre et calcul de la surface concernée
La surface pertinente pour déterminer l’applicabilité du décret est la surface de plancher utile. Pour les ensembles immobiliers ou bâtiments comportant plusieurs usages, c’est la surface tertiaire qui compte.
Si vous exploitez un bâtiment avec 800 m² de bureaux et 300 m² d’activités industrielles, seuls les 800 m² de bureaux ne dépassent pas le seuil. Mais si ce même bâtiment comprend 700 m² de bureaux tertiaires et 400 m² d’espaces commerciaux, la surface tertiaire cumulée (1 100 m²) déclenche l’application du décret.
Propriétaires vs. locataires : qui est vraiment obligé ?
Le décret s’adresse aussi bien aux propriétaires qu’aux locataires occupant plus de 500 m² de surface tertiaire. Cette distinction est capitale pour vos obligations respectives. Les locataires peuvent être tenus de contribuer aux économies d’énergie, tandis que les propriétaires restent responsables de la conformité globale du bâtiment.
Cela signifie que votre stratégie immobilière et d’exploitation doit anticiper les coûts de mise en conformité, qu’ils soient supportés par vous-même ou négociés avec vos locataires lors de la signature ou renégociation des baux.
Conseil pro : Vérifiez dès maintenant si chacun de vos actifs immobiliers dépasse le seuil de 1 000 m² en surface tertiaire ; cette vérification constitue la première étape obligatoire de votre conformité au Décret Tertiaire.
Objectifs de réduction énergétique et échéances réglementaires
Le Décret Tertiaire impose une obligation de résultat : atteindre des objectifs de réduction progressive des consommations d’énergie finale. Ces cibles sont ambitieuses et non négociables pour tous les bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m².

Vos obligations ne sont pas des recommandations, mais des mandats légaux avec des échéances précises. Le non-respect entraîne des sanctions administratives et financières.
Les trois paliers d’objectifs
Le décret fixe trois horizons temporels clairs pour réduire votre consommation énergétique :
2030 : réduction de 40 % par rapport à une année de référence (2010-2019)
2040 : réduction de 50 % par rapport à cette même année de référence
2050 : réduction de 60 % par rapport à cette même année de référence
Ces pourcentages s’appliquent à l’énergie finale consommée. Le choix de votre année de référence entre 2010 et 2019 est stratégique : une année avec des consommations élevées facilite les objectifs relatifs.
Deux méthodes de conformité disponibles
Vous disposez de deux approches pour démontrer votre conformité au Décret Tertiaire. Choisir la bonne stratégie dépend de votre portefeuille et de vos capacités d’investissement.
Méthode 1 : Réduction relative
Atteindre le pourcentage de réduction défini (40 %, 50 %, 60 %) comparé à votre année de référence. Cette approche est flexible et accessible pour la plupart des propriétaires.
Méthode 2 : Seuil absolue
Atteindre un seuil exprimé en kWh/m²/an selon plusieurs critères : la typologie du bâtiment (bureaux, commerce, etc.), la zone climatique et l’altitude. Cette méthode convient aux bâtiments performants ou situés dans des zones favorables.
Voici un tableau comparatif pour mieux comprendre les deux méthodes de conformité au Décret Tertiaire :
Critère | Méthode de réduction relative | Méthode du seuil absolu |
Principe | Réduction en pourcentage par rapport à l’année de référence | Atteinte d’une valeur cible de kWh/m²/an |
Flexibilité | Forte, choix de l’année de référence | Limité, dépend du type de bâtiment |
Adapté à | Bâtiments avec consommations élevées historiques | Bâtiments déjà performants énergétiquement |
Complexité de calcul | Simple, basé sur historique | Exige des données climatiques et techniques |
Avantages | Objectif souvent plus accessible | Valorisation directe auprès des investisseurs |
Les directeurs immobiliers avisés comparent les deux trajectoires pour identifier celle qui minimise les investissements tout en respectant la réglementation : la méthode la plus favorable devient votre obligation.
Déclaration annuelle sur la plateforme OPERAT
Vous devez déclarer chaque année vos consommations énergétiques réelles sur la plateforme OPERAT gérée par l’Adème. Cette déclaration est obligatoire et publique pour la plupart des bâtiments.
Cette transparence sert un double objectif : contrôler votre conformité et sensibiliser le marché immobilier aux performances énergétiques. Vos données contribuent à alimenter un référentiel national.
Calendrier de mise en conformité
L’application du décret s’étale sur trois décennies. Voici le calendrier clé :
Années 2017-2019 : Déclaration volontaire et constitution de votre année de référence
À partir d’octobre 2019 : Application obligatoire du décret pour tous les bâtiments tertiaires
2030 : Premier palier critique (40 % de réduction)
2040 : Deuxième palier (50 % de réduction)
2050 : Objectif final (60 % de réduction)
Les trois premières années constituent votre période d’apprentissage. Passé octobre 2019, chaque bâtiment doit être en ordre.
Impact financier réel de ces objectifs
Atteindre 40 % de réduction d’ici 2030 signifie des investissements majeurs : isolation thermique, remplacement de chaudières, optimisation des systèmes CVC, installation de sources d’énergie renouvelable. L’approche comment piloter décret tertiaire : guide stratégique pour réussir vous aide à structurer votre plan d’action et à anticiper les coûts.

Conseil pro : Identifiez dès maintenant votre année de référence optimale et simulez les deux méthodes de conformité pour chaque actif : cette analyse anticipée vous économisera des années de travail et des millions d’euros en arbitrages inadéquats.
Rôles et responsabilités des propriétaires et gestionnaires
Le Décret Tertiaire crée une chaîne de responsabilités complexe où chaque acteur joue un rôle décisif. Comprendre qui fait quoi évite les malentendus coûteux et accélère votre mise en conformité.
La responsabilité finale repose sur les propriétaires, mais le succès dépend d’une collaboration étroite entre tous les acteurs du bâtiment.
La responsabilité primaire des propriétaires
En tant que propriétaire, vous êtes légalement responsable de la conformité énergétique de vos bâtiments tertiaires. Cette obligation ne peut pas être totalement déléguée, même si vous travaillez avec des gestionnaires.
Votre responsabilité couvre :
Atteindre les objectifs de réduction (40 % en 2030, 50 % en 2040, 60 % en 2050)
Investir dans les travaux de rénovation énergétique
Déclarer annuellement vos consommations sur OPERAT
Documenter vos actions correctives et plans d’amélioration
Payer les potentielles sanctions en cas de non-conformité
Cette responsabilité s’accompagne d’une flexibilité : vous choisissez comment atteindre les objectifs (rénovation, efficacité opérationnelle, sources renouvelables, etc.).
Le rôle central du gestionnaire immobilier
Le gestionnaire immobilier ou property manager est votre bras opérationnel. Il coordinate les actions, collecte les données et pilote le suivi quotidien. Son rôle est crucial mais subordonné à votre autorité de propriétaire.
Ses responsabilités incluent :
Collecter et analyser les consommations énergétiques réelles
Coordonner les contrats de maintenance et les fournisseurs d’énergie
Identifier les dérives et gaspillages
Mettre en place les mesures correctives
Assurer le suivi des indicateurs de performance
Vous tenir informé de l’avancement vers les objectifs
Le gestionnaire immobilier qui maîtrise les principes de gestion d’exploitation immobilière peut identifier des économies d’énergie rapides sans investissements majeurs, accélérant votre conformité dès 2030.
L’influence des locataires et occupants
Les locataires et occupants influencent directement votre consommation énergétique par leurs usages et comportements. Un locataire chauffant à 24 °C consomme significativement plus qu’un occupant sensibilisé à 19 °C.
Vous devez collaborer avec vos locataires pour :
Les sensibiliser aux enjeux énergétiques
Partager vos objectifs de réduction
Négocier les clauses énergétiques dans les baux
Impliquer les occupants dans les audits et diagnostics
Certains baux modernes incluent des clauses de partage des économies ou des pénalités en cas de surconsommation intentionnelle.
Répartition des coûts de conformité
La question “qui paye les travaux ?” divise propriétaires et locataires. La loi n’impose pas une règle unique : le partage dépend de votre stratégie contractuelle.
Deux approches courantes :
Le propriétaire investit : Vous financez les rénovations thermiques et bénéficiez d’une baisse des charges long terme.
Les frais sont partagés : Travaux structurels payés par le propriétaire, exploitation optimisée par les locataires.
Documentez clairement vos accords pour éviter les litiges lors de renégociations de baux.
Coordination et suivi structuré
Une coordination efficace entre propriétaire, gestionnaire et locataires est essentielle pour atteindre les objectifs. Mettre en place un comité énergétique trimestriel ou semestriel formalise ce suivi.
Ce comité réunit propriétaire, gestionnaire, facility manager et, le cas échéant, représentants des locataires. Ensemble, vous examinez les données, ajustez les stratégies et décidez des investissements prioritaires.
Conseil pro : Établissez dès maintenant un document de gouvernance énergétique clarifiant les rôles de chaque acteur, les délais de reporting et les processus de décision : cette clarté évite des mois de débats stériles et accélère vos actions de conformité.
Pénalités, risques et conformité au décret tertiaire
Le Décret Tertiaire n’est pas une recommandation facultative. Le non-respect entraîne des sanctions réelles et mesurables qui affectent votre portefeuille, votre réputation et la valeur de vos actifs.
Comprendre les risques financiers et réputationnels vous motivera à agir rapidement plutôt que de repousser la conformité à la dernière minute.
Les types de sanctions encourues
L’administration dispose d’une palette d’outils pour sanctionner les contrevenants. Ces sanctions s’échelonnent en gravité selon le degré de non-conformité.
Les principales sanctions incluent :
Avertissements administratifs : Premiers rappels à l’ordre sans pénalité financière
Amendes administratives : Jusqu’à 7 500 euros par bâtiment pour chaque année de non-conformité
Publication de manquements : Votre nom publié sur le registre public (“name and shame”)
Mises en demeure : Injonctions légales de vous mettre en conformité sous délai
Sanctions aggravées : Amendes plus élevées en cas de récidive ou de mauvaise foi
Une amende de 7 500 euros par bâtiment peut paraître modérée, mais appliquez-la à un portefeuille de 50 bâtiments en non-conformité : vous encourrez 375 000 euros de pénalités annuelles.
Impact sur la valorisation et la vente d’actifs
La non-conformité au Décret Tertiaire affecte directement la valeur marchande de vos bâtiments. Les acquéreurs potentiels réduisent leur offre ou refusent d’acheter un actif non conforme.
Pour un immeuble de bureaux évalué à 10 millions d’euros, une non-conformité documentée peut justifier une décote de 10 à 20 %. Cela représente 1 à 2 millions d’euros perdus lors d’une transaction.
Les fonds d’investissement immobilier (OPCI, SCPI) et les grands propriétaires institutionnels refusent désormais les actifs tertiaires non conformes au Décret.
Traçabilité et contrôle via OPERAT
Votre conformité est vérifiée via la plateforme OPERAT, où vous déclarez annuellement vos consommations énergétiques. Cette déclaration crée une trace légale de vos efforts ou de vos manquements.
L’administration compare vos consommations déclarées aux objectifs de réduction. Chaque écart est documenté et peut justifier une sanction. Les contrôles commencent dès 2030, date du premier palier de réduction.
Cette traçabilité signifie que vous ne pouvez pas “oublier” vos obligations : chaque bâtiment fait l’objet d’un suivi systématique.
Avant de lancer votre démarche, voici un résumé des principaux risques d’une non-conformité au Décret Tertiaire :
Type de risque | Conséquence directe | Impact à long terme |
Financier | Amende jusqu’à 7 500 €/bâtiment/an | Pertes cumulées en cas de multirécidive |
Réputationnel | Publication du non-respect (« name & shame ») | Détérioration de l’image ESG, désintérêt des partenaires |
Patrimonial | Décote de 10 à 20 % à la revente | Difficultés à vendre ou à louer |
Opérationnel | Injonction de conformité (mise en demeure) | Montée en charge administrative et coût de régularisation |
Les amendes s’accumulent année après année si vous restez en non-conformité : une omission en 2030 génère une amende en 2031, puis une deuxième en 2032, etc. Les coûts s’accélèrent rapidement, rendant les investissements précoces bien moins chers que les pénalités tardives.
Risques réputationnels et impact marché
La publication publique de vos manquements expose votre entreprise à un risque réputationnel significatif. Les médias, investisseurs et concurrents voient que vous ne respectez pas les obligations légales de transition énergétique.
Ce “name and shame” peut affecter :
Votre attractivité auprès des locataires sensibles à la durabilité
Votre accès aux financements bancaires ou obligataires
Votre crédibilité auprès des investisseurs institutionnels
Votre image auprès des partenaires commerciaux
Les enjeux de conformité au Décret Tertiaire s’alignent désormais avec les attentes ESG (environnement, social, gouvernance) des investisseurs. Une non-conformité documentée affaiblit votre profil ESG et votre accès au capital.
Stratégies de conformité anticipée
La meilleure stratégie est d’agir avant 2030 plutôt que de vous exposer aux sanctions. Les bâtiments les plus difficiles à rénover nécessitent des années de planification et de travaux.
Débuterau plus tôt :
Identifiez vos bâtiments les plus énergivores
Lancez des audits énergétiques détaillés
Élaborez des plans de réduction réalistes
Commencez les travaux prioritaires immédiatement
Mesurez et suivez vos progrès annuellement
Chaque année de retard réduit vos options et augmente vos coûts. Les études de cas montrent que les propriétaires actifs dès 2020-2022 ont atteint 30-35 % de réduction dès 2028, créant des marges de sécurité face à 2030.
Les enjeux concrets du Décret Tertiaire pour l’immobilier d’entreprise illustrent comment une non-conformité se traduit rapidement en pertes financières mesurables.
Conseil pro : Constituez une réserve budgétaire dédiée aux travaux de conformité énergétique et lancez vos projets avant 2026 : les deux à trois dernières années avant 2030 connaîtront une surcharge de demandes, entraînant délais et surcoûts importants pour les derniers arrivants.
Accompagnement AMO pour la mise en conformité
Mise en conformité avec le Décret Tertiaire demande bien plus qu’une bonne volonté. Vous avez besoin d’une stratégie structurée, d’expertise technique pointue et d’un suivi rigoureux sur plusieurs années. C’est là qu’intervient un Assistant à Maîtrise d’Ouvrage (AMO) spécialisé en énergie.
Un AMO ne gère pas à votre place, mais structure, optimise et sécurise vos décisions de conformité énergétique.
Qu’est-ce qu’un AMO énergie ?
L’AMO est un expert indépendant qui vous accompagne dans la définition et la mise en œuvre de votre stratégie énergétique. Contrairement à un gestionnaire immobilier qui gère l’exploitation quotidienne, l’AMO apporte une vision transverse et une méthodologie factuelle.
Le rôle de l’AMO couvre :
Diagnostic complet de votre situation énergétique actuelle
Définition d’une stratégie de réduction alignée sur vos capacités financières
Planification des actions prioritaires et des investissements
Identification des leviers d’efficacité rapides (sans travaux majeurs)
Suivi des consommations et ajustement du plan d’action
Assistance pour les déclarations annuelles OPERAT
Le rôle d’un AMO immobilier est de structurer, optimiser et sécuriser vos décisions techniques et financières, garantissant que vous atteignez les objectifs sans gaspillage budgétaire.
Les services clés de l’AMO pour le Décret Tertiaire
Un accompagnement AMO complet pour la conformité énergétique comprend plusieurs volets complémentaires.
Audit énergétique et diagnostic
L’AMO réalise un audit détaillé de chaque bâtiment : consommations par usage, performance des installations CVC, chauffage, éclairage, isolation thermique. Ce diagnostic chiffre précisément où vous gaspillez de l’énergie et où intervenir en priorité.
Stratégie et planification
Sur la base du diagnostic, l’AMO élabore un plan d’action réaliste incluant les travaux de rénovation, les optimisations opérationnelles et les investissements en énergies renouvelables. Ce plan s’étale généralement sur 7-10 ans, structurant vos CAPEX annuels.
Suivi des consommations
L’AMO coordonne la mise en place de tableaux de bord énergétiques et assure le suivi mensuel des consommations. Cette visibilité permet d’identifier rapidement les dérives et d’ajuster les actions.
Accompagnement OPERAT
L’AMO vous aide à constituer votre dossier de déclaration annuelle sur la plateforme OPERAT, assurant que vos données sont exactes et que vos actions sont correctement documentées.
Pourquoi l’AMO est-il crucial pour 2030
Atteindre 40 % de réduction d’ici 2030 n’est possible que si vous commencez immédiatement avec un plan structuré. Les propriétaires qui agissent au hasard sans stratégie globale accumulent des investissements inefficaces et manquent leurs objectifs.
L’AMO réduit ce risque en :
Priorisant les actions à fort ROI énergétique
Évitant les investissements redondants ou inefficaces
Coordonnant les travaux pour optimiser les coûts
Documentant vos avancées pour justifier votre conformité
Les propriétaires accompagnés par un AMO dès 2023-2024 atteindront 2030 avec des marges de sécurité confortables. Ceux qui commencent en 2027-2028 courront le risque de ne pas finaliser à temps et d’encourir des sanctions.
Sélectionner le bon partenaire AMO
Toutes les AMO ne maîtrisent pas les spécificités du Décret Tertiaire. Un bon partenaire AMO doit justifier :
Une expertise reconnue en performance énergétique des bâtiments tertiaires
Une connaissance approfondie du Décret Tertiaire et de la plateforme OPERAT
Une indépendance vis-à-vis des prestataires de travaux (évite les conflits d’intérêts)
Une capacité à piloter des portefeuilles d’actifs multiples
Une méthodologie éprouvée et documentée
Posez des questions précises sur leurs référencements, leurs résultats sur des portefeuilles similaires au vôtre et leurs méthodes de suivi.
Conseil pro : Engagez votre AMO avant de signer vos devis de travaux : un bon AMO peut restructurer votre plan d’action pour économiser 15 à 25 % du budget CAPEX tout en atteignant les mêmes objectifs énergétiques.
Maîtrisez dès aujourd’hui les enjeux du Décret Tertiaire avec ARKIMMO INTERNATIONAL
Le Décret Tertiaire impose aux propriétaires et gestionnaires immobiliers une transformation énergétique lourde et inévitable. Face à des objectifs de réduction ambitieux à atteindre dès 2030 il est essentiel d’adopter une démarche structurée et efficace pour éviter sanctions financières et pertes patrimoniales. La complexité des responsabilités entre propriétaires, locataires et gestionnaires, ainsi que la nécessité de suivre rigoureusement la trajectoire réglementaire appellent un accompagnement expert et indépendant.
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Avec plus de 35 ans d’expérience ARKIMMO INTERNATIONAL propose un accompagnement complet en Assistance à Maîtrise d’Ouvrage dédié à l’immobilier d’entreprise. Notre AMO Exploitation pilote votre mise en conformité réglementaire en structurant vos projets énergétiques, en optimisant vos coûts d’exploitation et en coordonnant l’ensemble des parties prenantes. Notre expertise en gestion de projets immobiliers vous garantit une maîtrise totale des délais et budgets pour vos travaux de rénovation énergétique.
Ne laissez pas le Décret Tertiaire devenir une menace pour vos actifs. Contactez ARKIMMO INTERNATIONAL dès maintenant pour sécuriser votre conformité et valoriser durablement votre patrimoine immobilier.
Questions Fréquemment Posées
Qu’est-ce que le Décret Tertiaire ?
Le Décret Tertiaire est une réglementation française qui vise à réduire progressivement la consommation énergétique des bâtiments tertiaires, avec des objectifs de performance de plus en plus ambitieux à atteindre d’ici 2050.
Qui est concerné par le Décret Tertiaire ?
Le décret s’applique à tous les bâtiments tertiaires ayant une surface de plancher supérieure ou égale à 1 000 m², tels que bureaux, commerces, établissements de santé et installations sportives, entre autres.
Quelles sont les obligations des propriétaires et des locataires ?
Les propriétaires sont responsables de la conformité générale des bâtiments, tandis que les locataires occupant plus de 500 m² doivent également participer aux efforts d’économies d’énergie. Les deux parties doivent collaborer pour respecter les objectifs fixés.
Quelles sont les conséquences en cas de non-conformité au Décret Tertiaire ?
Le non-respect du Décret Tertiaire peut entraîner des sanctions administratives, comme des amendes allant jusqu’à 7 500 euros par bâtiment et des pénalités de réputation, affectant la valeur de vos actifs immobiliers.
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